Comment donner vie à un projet à partir d’une inspiration ?

Comment donner vie à un projet à partir d’une inspiration ?


Comment concrétiser pleinement un projet qui semble complètement fou ?
Comment ne pas se laisser déstabiliser par l’entourage qui a peur pour nous ou ne croit simplement pas en notre projet ?

Donner vie à un projet qui nous fait rêver n’est pas une mince affaire, surtout lorsque le mental s’en mêle !

Je suis régulièrement questionnée – aujourd’hui encore – sur le « comment » j’ai réalisé mon one-woman-show – spectacle joué en octobre 2015 dont vous pouvez retrouver le teaser ici. C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous rédiger un article qui répond aux questions les plus récurrentes, telles que :

– où as-tu trouvé l’inspiration ?
– comment as-tu créé tout un spectacle écrit à partir de quelques idées ?

– comment as-tu trouvé les personnes qui t’ont aidées ?

Je vous réuni un maximum de réponses en vous partageant cette expérience inoubliable. Cela peut s’appliquer à n’importe quel projet ou idée que vous souhaitez concrétiser.
J’étais évidemment morte de peur à l’idée de monter seule sur scène et exposer mes émotions de façon authentique.
C’était comme être « toute nue » face au monde !
J’ai eu envie d’abandonner à plusieurs reprises… même quelques jours avant le spectacle !
Se jeter à l’eau est flippant, mais lorsque quelque chose de plus grand nous pousse à aller au bout c’est le bonheur assuré !
 Ce défi m’a permis de surmonter, plus que tout, la peur du jugement des autres, la peur de l’échec…. et m’a procuré une sensation de liberté magnifique.
Elle m’a permis d’ETRE pleinement moi-même.
Alors je ne peux que vous encourager à avancer en suivant pleinement vos inspirations, aussi folles puissent-elles paraître !

Un petit mot sur la naissance du projet

J’étais en train de boire un café sur une terrasse à Porto, face au soleil lorsque une inspiration soudaine m’apparut : et si je créais un one-woman-show ?
Ca doit être tellement fun !
De cette inspiration j’en ai fait une boutade sur Facebook et les gens ont été très réceptifs. Je suis alors partir avec légèreté dans l’idée de concrétiser le projet.
Sauf que plus le temps avançait, plus la légèreté se transformait en stress !
Mon frère vint me visiter trois semaines plus tard en me parlant d’une salle géniale où je pourrais donner mon spectacle.
Je ne croyais pas trop à la possibilité de la louer, car elle est très prise et des humoristes professionnels qui y donnent leur spectacle.

J’ai quand même tenté le coup pour la réserver un samedi soir et ….elle était libre !

On aurait dit un clin d’oeil de l’univers pour me pousser en avant.

Salle réservée, plus de 80 inscriptions…. et… toujours pas de texte écrit !

Alors, voyons comment tout cela s’est finalement mis en place.

L’inspiration et la concrétisation des idées

Première piste

Il s’agit de suivre le « flow ».

Ok c’est un peu vague.

Concrètement ça se passe comment ?

Et bien durant vos journées vous êtes assaillis par des millions de pensées et d’idées.
Il y a pourtant des petites « illuminations » qui vont jaillir dans votre esprit et elles se démarqueront des autres.
Cela peut être de mini graines d’idées !
Souvent on les voit passer et on se dit « ah ouais, c’est trop drôle… » et hop elle s’en va et on oublie.
La technique est « d’attraper » ces petites graines d’idées et de les noter ou les enregistrer.

Vous ferez probablement l’expérience du mental qui, quelques secondes après la petite illumination viendra vous dire « ouais bon.. c’est pas si terrible comme idée ».

NE L’ECOUTEZ SURTOUT PAS.

=> foncez lire l’article sur la règle des 5 secondes et utilisez-là 😉

Conservez vos notes et continuez ce que vous êtes en train de faire.

La deuxième piste

Détectez les instants où vous êtes le plus inspiré naturellement.
Pour moi, il s’agit du soir avant de m’endormir.
C’est là que tout se relâche et des tonnes d’idées m’apparaissent.
Comme pour la première technique, j’enregistrais tout au dictaphone.
J’avais des souvenirs de voyage qui arrivait spontanément, comme s’ils savaient qu’ils seraient exploitables pour mon spectacle.

A chaque fois que je me marrais au souvenir d’une anecdote et surtout au « paradoxe » de situations vécues, j’écrivais ou enregistrais.

L’important n’est pas de décider sur l’instant si ce sera exploitable ou pas.

Uniquement de noter pour s’en souvenir.

Stimuler la créativité

Ca paraît complexe comme ça, mais ça ne l’est pas du tout 🙂
Notre cerveau est stimulé de différentes façon et vous l’aurez sans doute remarqué : après une certaine activité, sortie ou rencontres, vous êtes plein d’énergie, d’entrain et une multitude d’idées fait son apparition.
En ce qui me concerne c’est flagrant après une séance de sport.
Du coup, je provoquais ces situations qui stimulaient mon inspiration et ça me permettait de réunir un grand nombre d’idées en un temps record.

Je notais tout, peu importe si ça servirait ou pas.

A ce stade ce n’était pas important.

Utilisation des idées et création du spectacle

Afin d’écrire le spectacle en entier, j’ai utilisé la méthode du « patchwork ».
J’ai repris mon dictaphone, dactylographié les idées puis je les ai rassemblées dans des sketchs imaginés.
Je ne me souciais pas encore de savoir si les gens allaient rire ou pas.
Après le patchwork, j’ai tout recommencé sur un nouveau fichier et j’ai conservé « le meilleur ».
Le travail de réécriture a commencé.

Ce qui m’a énormément aidée, ce fut de visualiser avec exactitude les scènes – y compris le ton de la voix – lorsque je lisais mes textes.

Finalisation de l’écriture

Beaucoup de choses ont changées à travers le travail fait avec mon metteur en scène.

Au fur et à mesure du travail, des morceaux de textes partaient, d’autres changeaient et cela nous permettait de voir dans quelle énergie je voulais amener les histoires et les faire vivre au public.

Comment créer votre équipe

Il est important de s’entourer avec pertinence et surtout avec votre coeur.

Il sait exactement quelle personne sera parfaite pour vous accompagner dans votre projet.

Très vite j’ai compris qu’il fallait que je m’entoure et j’en suis naturellement arrivée à appeler un ami d’enfance, comédien professionnel et en pleine formation de metteur en scène.

Je lui ai demandé s’il voulait relever ce challenge fou avec moi.

Il a immédiatement accepté ! (note : il est un peu fou lui aussi)

J’ai reçu un savoir-être et savoir-faire énorme à ses côté.

Mon égo fut douloureusement bousculé !

Et pourtant, je n’ai jamais autant appris en un temps aussi court.

Etat d’esprit

Je ne peux pas terminer cet article sans vous parler de l’état d’esprit que j’ai dû apprendre à avoir et à gérer.

Avant le projet

Une émotion est toujours liée à l’idée source du projet et elle est primordiale. Elle détermine dans quelle énergie vous allez créer votre projet.
Dans mon cas il s’agissait d’une énergie drôle, amusante et très fun.
En fait, je n’avais rien à perdre et j’avais tout à m’amuser.. du moins, c’est ainsi que je voyais les choses. Surtout, je voulais m’amuser en partageant mes aventures de voyager.
Je voulais aussi concrétiser quelque chose d’un peu fou !
C’est en étant emportée par l’enthousiasme des gens que j’ai réussi à ne pas laisser l’option d’abandonner prendre le pas sur le projet.
C’était hors de question. Et pourtant…
Il y avait aussi l’enthousiasme de certains qui semblait dire : elle est complètement tarée, je veux voir où elle va porter ça !

Pendant le projet

La persévérance et l’acceptation des moments de doutes, des échecs, des difficultés lors des répétitions avec mon metteur en scène m’ont profondément marquée.
J’ai dû aller chercher au plus profond de moi cette détermination pour traverser ces obstacles et aussi conserver la confiance inébranlable que tout se passerait parfaitement.
J’avais peur que tout rate, que je n’y parvienne pas.
C’était difficile par moment d’entendre mon metteur en scène me dire que c’était mauvais, que j’étais à côté de la plaque ou encore qu’une partie du texte était nulle.
Pourtant, il avait raison et il m’a poussé dans des retranchements que je ne soupçonnais pas.
Il m’a permis d’accéder à mon humilité, de grandir et de mieux créer encore.
Accepter les critiques, refaire, réécrire, rejouer, répéter, accepter d’être mauvaise, connecter avec son authenticité…. ce sont autant de « difficultés » qui valent la peine d’être vécues, car elles enlèvent toutes ces couches qui nous empêchent d’accéder à notre véritable nature.
La capacité à mettre notre égo de côté est essentielle pour grandir.
Je me suis fait presque violence à continuer de suivre ce qui vibrait en moi « c’est ce que tu dois faire parce que ça te parle tellement ! ».
Je vous assure que de résister à l’auto-sabotage en puisant dans toutes vos ressources vaut vraiment la peine.
C’est un exercice difficile…, je sais !
Pourtant rien ne peut nous arrêter lorsque nous sommes connecté à nos inspirations et convictions profondes.
Je vous encourage à prendre conscience des doutes qui vous envahissent pour ne pas les laisser vous toucher ou vous perturber et vous offrir ainsi des moments forts de votre vie.
C’est un véritable challenge pour n’importe quel nouveau projet qui semble tellement inconfortable au début que de ne pas abandonner.

Après le projet

Le sentiment d’accomplissement d’un projet fou qui s’est réalisé offre une sensation de gratitude d’avoir pu concrétiser l’idée.

Aujourd’hui, ce projet est devenu un ancrage que j’utilise lorsque j’ai des doutes où lorsque je sens mon mental prendre le pas sur mes inspirations.

J’ai compris à travers cette expérience à quel point, si nous écoutons nos inspirations, nous pouvons réaliser de grandes choses et dieu sait que cette expérience n’est qu’un mini projet !

Pour moi il fut grand car j’ai dû dépasser beaucoup de peurs, de craintes et de barrières liées à mon passé.

L’important n’est pas la grandeur d’un projet comparé à celui de qui que ce soit d’autre. L’important est le sens de votre projet et ce qu’il vous permettra de dépasser pour aller encore plus loin, encore plus haut et vous sentir de plus en plus en phase avec vous-même.

Ca te paraît fou et pourtant ça te fait vibrer à l’intérieur ? Ne réfléchis pas, fais les premiers pas !
Vous avez aimé cet article ? Vous pensez qu’il peut aider quelqu’un ? N’attendez plus pour le partager (via la barre latérale).
2 Commentaires
  • Annajo Janisz
    Publié à 20:39h, 22 juin Répondre

    Merveilleux. Magique. Motivant, inspirant et… Si authentique !

    Accepter et apprendre à aimer sa vulnérabilité, se rendre compte qu’il y aura toujours des doutes et des questions et qu’il ne faut pas en avoir peur mais, au contraire, s’en servir de tremplin pour les dépasser et avancer malgré tout, c’est une grosse dose de courage et d’audace mais à la fin, qu’est-ce que ça vaut le coup !

    Merci de ce très beau témoignage. Merci de nous transmettre cette énergie qui porte et qui galvanise, avec ta si belle plume.

    P.S : je suis tout à fait d’accord avec le fait de noter TOUT ce qui nous passe par la tête : idée, réflexion, une phrase parfois, qui pourrait ne rien dire mais qui prend tout son sens plus tard… C’est ce que je fais.

    Voir quand on est le plus « ouvert » aux idées, et dans quelle activité. Et noter pour ne pas que l’idée se volatilise aussi vite qu’elle est apparue.

    • sarah.zendrini
      Publié à 08:48h, 23 juin Répondre

      Merci Annajo ! De ta visite et tes partages d’expérience, c’est boostant ! Oui, ça vaut toujours le coup 🙂

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